SAISON ARTISTIQUE

L’esprit français au bord des fleuves de Babylone – La Folle Journée de Nantes

Élégance et raffinement sont deux mots qui reviennent souvent pour évoquer la musique française du XVIIIe siècle. Pour mieux appréhender ce qu’était alors l’esprit français en musique, ce programme réunit trois œuvres mettant chacune en évidence un trait particulier de cet esprit.

Rameau d’abord. Dans la suite d’orchestre d’Hippolyte et Aricie, il nous présente la danse. Elle est en France l’essence même de la musique, quand en Italie c’est dans le chant que la musique puise sa sève. La danse alors est légèreté enthousiaste, cherchant à tromper les lois sans fantaisie de la gravitation et les pesanteurs de ce monde.

Lalande ensuite. Pour nous donner à voir le fameux épisode de l’Exil à Babylone, il utilise les couleurs contrastées des provinces de France : celles bien douces des bords de Loire (no 1 : Super flumina) celles plus franches de Bourgogne et d’Artois (no 12 : Filia babilonis), celles humbles et frustes du Rouergue ou du Gévaudan (no 9 : Adhaereat)… Comment ne pas s’apercevoir que les couleurs qui sont à l’origine des œuvres du Debussy et Poulenc, puisent à la même source ?

PROGRAMME

Programme musical

Jean-Philippe Rameau (1683-1764)
Suite pour orchestre d’Hippolyte et Aricie

Michel Richard de Lalande (1657-1726)
Super flumina Babilonis

 

DISTRIBUTION

Sur scène

  • Tanaquil Ollivier et Charlotte Mercier, dessus
  • Clément Debieuvre, haute-contre
  • Pierre-Yves Cras, basse-taille
  • 17 chanteurs
  • 15 instrumentistes
  • Le Palais royal, chœur et orchestre sur instruments anciens
  • Jean-Philippe Sarcos, direction
  • Durée : 1 h 30

EXTRAIT

En vidéo

ARCHIVES

Représentations passées

  • 29 janvier 2026 11h15

    Auditorium Apollon de la Cité des Congrès

  • 28 janvier 2026 19h30

    Auditorium Apollon de la Cité des Congrès

  • 2 juillet 2015 21h

    Les Flâneries Musicales de Reims

  • 23 août 2014 20h30

    Festival de La Chaise-Dieu

PRESSE

Revue de presse

  • De l’énergie à réveiller les morts. De l’enthousiasme, de la générosité à revendre […] Le Palais royal maintient jusqu’à la fin le cap du raffinement et de l’authenticité. Pierre-Olivier Febvret, La Montagne, 25 août 2014 Dans le Requiem de Campra, les cordes, heureusement stimulées par le dynamisme constant de la direction de Jean-Philippe Sarcos… Devant l’enthousiasme du public, Le Palais royal offre deux bis. Laurent Bury, Forum Opéra, 6 novembre 2014 L’interprétation a du peps, du jarret…