Ce programme introduit par l’ouverture de Così fan tutte illustre un tournant dans l’histoire musicale.
Doit-on entendre la fin d’un monde dans la Symphonie concertante de Mozart, lui qui tout jeune sautait sur les genoux des filles de Louis XV, ou qui, plus jeune encore, embrassait Marie-Antoinette en lui promettant de l’épouser plus tard ? Voit-on dans l’art de Beethoven l’œuvre d’un artiste libre qui annonce dès ses deux premières symphonies les révolutions musicales des suivantes ?
Il est aussi possible d’entendre un Beethoven qui transmet respectueusement l’héritage de Haydn… et un Mozart visionnaire.
Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791)
Così fan tutte KV 588 (1790) : ouverture
Symphonie concertante pour violon et alto KV 364 (1779)
Ludwig van Beethoven (1770-1827)
Symphonie no 2 en ré majeur op. 36 (1803)
Fanny Clamagirand, violon
Violaine Despeyroux, alto
Le Palais royal, orchestre
Jean-Philippe Sarcos, direction
Concert Grand Salon
Cercle de l'Union interalliée (Paris VIIIe)
Salle Gaveau