
LE PALAIS ROYAL
Qui sommes-nous ?

Jean-Philippe Sarcos
L’Ă©nergie, l’Ă©lĂ©gance, l’enthousiasme communicatif et les qualitĂ©s artistiques de Jean-Philippe Sarcos en font un chef d’orchestre rĂ©putĂ©, notamment pour ses interprĂ©tations du rĂ©pertoire français.
Il dirige sur les plus grandes scĂšnes françaises et Ă©trangĂšres : théùtre des Champs-ĂlysĂ©es, Seine Musicale, Alte Oper de Francfort⊠On lui doit la crĂ©ation française de Coronation Ode d’Elgar, Ă Pleyel.
Il est directeur musical de l’orchestre Le Palais royal avec lequel il a interprĂ©tĂ© l’intĂ©grale des concertos et symphonies de Beethoven sur instruments d’Ă©poque, et avec lequel il effectue un travail approfondi sur l’interprĂ©tation et la diffusion au plus grand nombre du rĂ©pertoire français, du baroque au romantique.
« Disciple de Georges PrĂȘtre, il a hĂ©ritĂ© de son maĂźtre un amour pour le rĂ©pertoire français⊠sa direction met en lumiĂšre la richesse et la diversitĂ© des Ćuvres de musique française, mais aussi de ce fil invisible qui les relie â un mĂȘme sens de la clartĂ©, de la mesure et de la grĂące. »
Forum opéra, Christophe Rizoud, Paris, novembre 2025.
Parmi les enregistrements qu’il a rĂ©alisĂ©s, on peut citer le premier enregistrement des Ćuvres sacrĂ©es de Mel Bonis, compositrice postromantique française, et Paradisi Gloria, paru en 2024 chez ApartĂ©.
En 2026, il dirige un gala Bizet avec Les PĂȘcheurs de perles Ă Francfort, diffĂ©rents concerts en Allemagne avec la philharmonie de Thuringe, la Symphonie en ut de Bizet et la Symphonie espagnole de Lalo aux FlĂąneries musicales de Reims, un rĂ©cital Gounod, Offenbach, Chabrier, Poulenc avec la mezzo Juliette Mey Ă Gaveau, un programme Rameau et Lalande Ă La Folle JournĂ©e de Nantes, un spectacle mis en scĂšne Vivaldi en piste puis un programme de musique française Ă la tĂȘte de 300 musiciens au Cirque d’Hiver Ă Paris.
L’Orchestre
FondĂ© en 2010, Le Palais royal est un orchestre jouant sur instruments d’Ă©poque. RĂ©putĂ© pour son Ă©nergie et la vitalitĂ© de ses interprĂ©tations, il joue un rĂ©pertoire s’Ă©tendant de la fin du XVIIe siĂšcle au milieu du XXe siĂšcle. Il doit sa signature musicale singuliĂšre Ă son chef Jean-Philippe Sarcos.
Son credo : rendre unique chaque concert en privilĂ©giant la proximitĂ©, l’Ă©merveillement et le partage avec le public. Avant de jouer, Jean-Philippe Sarcos prĂ©sente aux auditeurs les Ćuvres interprĂ©tĂ©es sous un angle aussi bien historique que philosophique, et montre ce que ces Ćuvres peuvent nous apporter aujourd’hui.
Une ligne artistique en trois axes
La musique française du XIXe siĂšcle. Unique Ă©lĂšve de Georges PrĂȘtre, Jean-Philippe Sarcos a hĂ©ritĂ© de son goĂ»t pour la musique française. RĂ©cemment, il a interprĂ©tĂ© les symphonies de Franck, Lalo, Bizet, Berlioz, Saint-SaĂ«ns, les concertos pour piano et pour violon et les oratorios Le DĂ©luge et La Terre promise de Saint-SaĂ«ns, ainsi que de nombreuses Ćuvres de FaurĂ©, Widor, Paladilhe, PoulencâŠ
La musique du tournant du XVIIIe siĂšcle, avec Mozart, Beethoven, Haydn ou encore Mendelssohn. Le Palais royal a interprĂ©tĂ© l’intĂ©grale des symphonies de Beethoven sur instruments d’Ă©poque, redĂ©couvert les versions françaises d’origine de La CrĂ©ation et des Saisons de Haydn, tout en poursuivant son exploration de l’Ćuvre symphonique et chorale de Mendelssohn.
La musique baroque, en particulier celle de Haendel que Jean-Philippe Sarcos affectionne particuliĂšrement. Ainsi Glory ou encore Haendel, musiques royales figurent-ils parmi les programmes phares du Palais royal.
Collaborant avec des solistes talentueux (Mathias Vidal, Marion Vergez-Pascal, Juliette Mey, Orlando Bass), Le Palais royal n’a de cesse de renouveler l’interprĂ©tation sur instruments d’Ă©poque grĂące Ă des formes nouvelles de concerts et Ă des approches novatrices.
Le Palais royal s’inscrit sur la scĂšne musicale française comme un vĂ©ritable passeur d’histoire, de musique, d’enthousiasme et d’Ă©motion. Il n’hĂ©site pas Ă proposer des Ćuvres rares aux cĂŽtĂ©s de chefs-d’Ćuvre du rĂ©pertoire, comme sur le disque Paradisi Gloria paru en 2024 chez ApartĂ©.
Le ChĆur
Historique
De 14 Ă 18 ans, parallĂšlement Ă des Ă©tudes musicales complĂštes, Jean-Philippe Sarcos est guidĂ© par diffĂ©rents chefs de chĆur dont Denis Dupays, alors chef des chĆurs du Capitole de Toulouse. Il Ă©tudie aussi en profondeur le chant grĂ©gorien Ă l’abbaye de Solesmes avec Dom Jean Clair, maĂźtre des chĆurs de l’abbaye, qui lui transmet le goĂ»t de la souplesse des mĂ©lodies non accompagnĂ©es et le rend sensible Ă la conduite du discours musical et au rythme verbal.
Ă 19 ans, il vient Ă Paris oĂč il reçoit l’enseignement de grands maĂźtres de la voix : William Christie, qui l’intĂšgre dans sa classe au CNSMDP et lui enseigne pendant trois ans les secrets de la musique ancienne ; Yvonne Pons, son professeur de chant pendant huit ans, qui lui transmet une vision du chant français oĂč la diction doit ĂȘtre premiĂšre â prĂ©cision de l’articulation et nettetĂ© des consonnes pour que chaque mot ainsi ciselĂ© soit comprĂ©hensible. Ă la mort d’Yvonne Pons, il travaille pendant dix ans avec Ana Maria Miranda, qui insiste sur la dĂ©finition prĂ©cise de chaque voyelle : « Si la voyelle est belle, la voix sera belle. »
Ces deux visions complĂ©mentaires auront une influence dĂ©terminante sur le son du chĆur du Palais royal, oĂč les voix doivent ĂȘtre pleines, brillantes, naturelles, sans tension. Dirigeant sans cesse des chĆurs Ă partir de 14 ans, Jean-Philippe Sarcos fonde le chĆur du Palais royal en 2010, fruit de ses expĂ©riences passĂ©es qui ont dĂ©veloppĂ© son goĂ»t et sa connaissance de la voix et des chanteurs.
Le son du Palais royal
Pour des raisons historiques et philosophiques, le son du chĆur du Palais royal est caractĂ©ristique et reconnaissable. L’engagement expressif de chaque chanteur est privilĂ©giĂ© dans toutes les phases de rĂ©pĂ©titions et bien sĂ»r au concert. Le travail de chĆur vise d’abord Ă ce que chaque chanteur se sente libre d’utiliser sa voix pleine, comme il le ferait en soliste et comme cela s’est pratiquĂ© pendant des siĂšcles.
L’exigence du par cĆur pour chaque production, au-delĂ de l’expressivitĂ© et de la proximitĂ© qu’il favorise avec les autres chanteurs et avec le public, est un exercice particuliĂšrement formateur pour les chanteurs, qui retrouvent cette rĂšgle Ă l’opĂ©ra. C’est Ă partir de cette libertĂ© de chaque personne que Jean-Philippe Sarcos trouve et polit une homogĂ©nĂ©itĂ© naturelle d’ensemble : la vision du chef part d’une rĂ©alitĂ© et non d’un son idĂ©alisĂ©. Le rĂ©sultat est Ă la fois audible et visible.
L’originalitĂ© du chĆur
La personnalitĂ© charismatique de Jean-Philippe Sarcos, son approche originale du son de chĆur et sa facultĂ© Ă rassembler les chanteurs dans une Ă©nergie commune et bienveillante crĂ©ent un esprit de troupe qui dĂ©marque le chĆur du Palais royal dans le paysage des chĆurs professionnels en France. Parmi les Ă©lĂ©ments qui en font l’originalitĂ© : un rĂ©pertoire large, de Buxtehude Ă Poulenc ; le chant par cĆur, souvent en pupitres Ă©clatĂ©s, y compris pour l’oratorio ; un orchestre propre animĂ© des mĂȘmes principes ; le travail sur le texte, la diction, les accents toniques et les couleurs de la langue ; la libertĂ© d’interprĂ©tation laissĂ©e Ă chaque chanteur pour atteindre un engagement total.
Depuis sa crĂ©ation en 2010, le chĆur a Ă©tĂ© au cĆur de projets de grande envergure : VirtuositĂ© baroque (2010), Haendel, musiques royales (2012), le Requiem de Campra (2013), Vivaldi masquĂ© (2014), Rameau et l’esprit français (2014), Joie baroque (créé en 2016 puis repris en 2018 Ă La Seine Musicale), La CrĂ©ation (2016) et Les Saisons de Haydn (2017), ces deux derniers oratorios en version française d’origine.
Depuis 2018, Le Palais royal crĂ©e des spectacles de théùtre musical pour chĆur avec des rĂ©pertoires ambitieux et peu connus. En mars 2018 naĂźt Tout est LumiĂšre, un concert théùtralisĂ© qui ressemble Ă un opĂ©ra pour chĆur, mis en scĂšne par Benjamin Prins : un esprit de troupe, proche de l’univers de la comĂ©die musicale, transforme le chĆur du Palais royal en un chĆur de chanteurs-comĂ©diens unique en son genre. En mars 2019, Le Palais royal crĂ©e sur le mĂȘme format Berlioz le fantastique â Ăpisodes de la vie d’un artiste. En novembre 2019, il crĂ©e Glory Ă La Seine Musicale, avec des Ćuvres magistrales pour chĆur et orchestre de Haendel. En mai 2020, troisiĂšme volet de ces productions scĂ©niques pour chĆur : Les derniers jours de PompĂ©i, en partenariat avec Le Grand Palais.
Le chĆur en vidĂ©o
Retrouvez les grands moments du chĆur du Palais royal sur notre chaĂźne YouTube :
