En France au XIXe siècle, les récits de voyages, les révolutions et le Romantisme entraînent les artistes au-delà des frontières. Ils y découvrent de riches palettes et de nouveaux horizons.
Le Conservatoire envoie ses meilleurs compositeurs à la Villa Médicis et Berlioz écrit Le Carnaval romain.
Nerval traduit le Faust de Goethe et Berlioz écrit La Damnation de Faust avec sa pittoresque Marche hongroise.
Quant à Bizet et Lalo, ils sont possédés par l’Espagne. Inspirés par son écrasant soleil, son caractère fier et ses rythmes ancestraux, tous deux écrivent des chefs-d’œuvre pétris de passions et de sang.
Lorsqu’en 1871 la Société Nationale de Musique prend pour devise « Ars gallica », ce singulier esprit musical français continue de danser avec élégance et raffinement. Ébloui par le monde qui s’ouvre à lui, il adopte alors de nouvelles langues et des accents inédits, qu’il transfigure par son génie propre, sa fantaisie et son panache.
Hector Berlioz (1803-1869), La Damnation de Faust (1846) : Marche hongroise
Le Carnaval romain (1843) : ouverture
Édouard Lalo (1823-1892), Symphonie espagnole (1874)
Georges Bizet (1838-1875), Symphonie en ut (1855)
Anna Agafia, violon
Le Palais royal, orchestre
Jean-Philippe Sarcos, direction
Concert Grand Salon
Cercle de l'Union interalliée (Paris VIIIe)
La Comédie de Reims – Grande salle