Le Palais royal

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Un ensemble atypique

Le Palais royal est à la fois un orchestre et un chœur, interprétant un répertoire s’étendant de la fin du XVIIe siècle au début du XXe siècle. Il doit sa signature musicale singulière à son chef Jean-Philippe Sarcos. Son credo : rendre unique l’expérience du concert en privilégiant la proximité et le partage avec le public. L’orchestre joue debout, le chœur chante sans partition, Jean-Philippe Sarcos présente aux auditeurs avant de jouer, les œuvres interprétées sous un angle tant historique que philosophique. Il montre ce que ces œuvres intemporelles peuvent nous apporter aujourd’hui.

Ligne artistique

Elle se décline en trois axes principaux. La musique baroque italienne d’abord. Grâce à sa formation durant trois ans auprès de William Christie, Jean-Philippe Sarcos a fait de la musique baroque italienne, et en particulier Vivaldi et Haendel, un de ses répertoires de prédilection. Ainsi, les programmes Joie baroque, Les Passions de Haendel ou encore Haendel, musiques royales (enregistré chez Little Tribeca en 2012, et disponible sur toutes les plateformes) figurent parmi les programmes phares du Palais royal.

La musique du tournant du XVIIIe siècle ensuite, avec Mozart, Beethoven, Haydn ou encore Mendelssohn. Ces dernières saisons, Le Palais royal a entrepris l’intégrale des symphonies de Beethoven sur instruments d’époque (parmi lesquelles la Symphonie No. 7), la redécouverte des oratorios de Haydn en version française d’origine (La Création en mars 2016 et Les Saisons en mars 2017) et de chefs-d’œuvre de Mozart, comme le Concerto pour clarinette sur clarinette de basset avec Pierre Génisson.

La musique française du XIXe siècle enfin. Unique élève de Georges Prêtre, Jean-Philippe Sarcos a hérité de son goût pour la musique française, et notamment pour Saint-Saëns, Bizet, Debussy, Ravel ou encore Poulenc, dont il a acquis une connaissance directe et une compréhension sensible. Deux créations récentes du Palais royal, Tout est Lumière et Berlioz le Fantastique, sont un hommage à cet héritage français.

La Salle historique du premier Conservatoire

Ce projet artistique et musical entre en résonance avec ce lieu mythique à Paris où Le Palais royal est en résidence depuis six ans.

Monument édifié en 1806, sa qualité acoustique fut immédiatement reconnue comme exceptionnelle, lui valant le surnom de Stradivarius des salles de concert. C’est là que les symphonies de Beethoven furent entendues pour la première fois en France, là que fut créée la Symphonie fantastique de Berlioz, ainsi qu’une grande partie de la musique française du XIXe siècle.

En lien avec l’histoire de ce haut lieu de musique, Le Palais royal y présente sa saison parisienne. Sous forme de thématiques, il propose d’entendre – sur instruments d’époque – des œuvres méconnues, rares ou oubliées aux côtés des chefs-d’œuvre du répertoire, en harmonie avec les programmes donnés dans cette salle au répertoire exceptionnellement riche depuis le milieu du XVIIIe siècle.

Hier et aujourd’hui

Entouré de jeunes talents (Jodie Devos, Benjamin Prins, Orlando Bass, pour ne citer qu’eux) et de pointures de ces répertoires (Florence Malgoire, Mathias Vidal ou Paolo Zanzu), Le Palais royal n’a de cesse de renouveler l’interprétation sur instruments d’époque grâce à des formes nouvelles de concerts et à des approches novatrices.

Le Palais royal s’inscrit désormais sur la scène musicale française comme un véritable passeur d’histoire, de musique, d’enthousiasme et d’émotion.

Le Palais royal est membre de la Fédération des Ensembles Vocaux et Instrumentaux Spécialisés (FEVIS).

La saison passée, Le Palais royal a créé les programmes Derniers feux de Venise et de Naples avec la soprano Raquel Camarinha et la contralto Benedetta Mazzucato dans une mise en espace de Béatrice Lachaussée, Berlioz le fantastique – Episodes de la vie d’un artiste pour chœur et piano dans le cadre de la commémoration des 150 ans de la mort du compositeur, dans une dramaturgie et sur un livret d’Emmanuel Reibel et dans une mise en espace de Benjamin Prins, et Inspirations italiennes (œuvres sacrées virtuoses de Haendel et Mozart) avec la soprano Catherine Trottmann pour le festival Les Nuits de la citadelle de Sisteron. Il a aussi repris des programmes phares tels que Tout est Lumière, dans une version avec orchestre symphonique à la Maison de la Mutualité et à La Seine Musicale, et Haendel, musiques royales à la Cathédrale Saint-Louis des Invalides.

Cette saison, Le Palais royal inaugure une résidence sur le long terme en Essonne. Très complète, elle associera différents concerts dont plusieurs pour des jeunes, pour des publics à reconquérir ainsi que pour des mélomanes avertis, mais aussi des ateliers pédagogiques. Cette résidence se déploiera plus particulièrement dans les lieux patrimoniaux et les territoires ruraux du Sud du département.